Le poisson-chat (Ameiurus nebulosus)de la famille des siluridés - ictaluridésLe poisson-chat - Ameiurus nebulosus Comme le silure, il fait penser à un gros têtard qui serait moustachu. Dans nos régions, il ne dépasse guère 25 cm. C’est un poisson d’apparence flasque et visqueuse, noir de jais ou de tons verdâtres, comme délavés. Ses barbillons longs, mobiles et sensibles s’agitent en avant d’une bouche largement fendue. Les jeunes se tiennent en petits groupes de 10 à 20 individus se déplaçant nonchalamment, chacun pour soi. La première dorsale et les pectorales sont armées d’aiguillons que le poisson redresse quand il est saisi et dont la piqûre est fort désagréable, même douloureuse. On l’accuse maintenant de détruire les alevins. Sa chair est unanimement dédaignée. Comme il résiste admirablement à l’émersion et même à des assecs prolongés, pourvu qu’il reste envasé, et qu’il s’insinue par les moindres rigoles, il est très difficile de l’extirper. Il fraie au début de l’été. La femelle pond sur un emplacement nettoyé au préalable. Le poisson-chat possède une nageoire dorsale adipeuse analogue à celle des salmonidés. Il fut introduit à dessein en Europe pour repeupler les eaux plus ou moins polluées où seul il devait subsister ; on lui attribuait alors de multiples qualités. Mais il a envahi les étangs à carpes et nos lacs sans aucun profit pour personne.
Provenance de l'article : www.gruyere-peche.ch
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