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Photo : www.img106.imageshack.us
La truite arc-en-ciel - Salmo irideus. L’acclimatation ou du moins l’élevage de cette truite nord-américaine est à coup sûr le succès le plus remarquable de la pisciculture moderne. (Aie !) L’arc-en-ciel se reconnaît en général au premier coup d’œil à sa robe abondamment piquetée de points noirs répartis presque jusqu’au ventre et même jusque sur la nageoire caudale, contrairement à la fario. Sa ligne latérale est longée par une bande assez large, irisée de rouge ou de violet selon l’incidence de la lumière, où les taches noires sont comme délavées, voire absentes. La couleur générale est un brun olivâtre assez foncé ; pourtant les individus introduits dans un lac prennent, à s’y méprendre, l’aspect des truites argentées. Il semble qu’alors la présence de points noirs sur la nageoire caudale soit le moyen le plus sûr de les distinguer. Les alevins et les truitelles de l’arc-en-ciel diffèrent de ceux de la truite fario par leur taille en moyenne plus forte, mais surtout par l’absence de taches saumon ou rouges. En particulier, on observera que leur adipeuse est sertie de noir et non pas de rouge. La truite arc-en-ciel fut importée des Etats-Unis vers 1880. On vantait sa croissance rapide, sa faculté de supporter des eaux relativement tièdes, sa tolérance pour une nourriture artificielle. Tout cela est véridique, mais contrairement à toute attente, elle s’est montrée incapable de concurrencer notre truite indigène dans le milieu naturel, même dans les eaux dont la température est difficilement supportée par la fario. L’arc-en-ciel reste un produit de pisciculture, qui ne subsiste dans la nature que grâce à des immersions renouvelées d’alevins ou de truitelles. Les rares exceptions, signalées en particulier par Vivier, demandent confirmation et je suis de l’avis de cet auteur quand il écrit : ” ... encore n’est-on pas absolument certain qu’il n’y ait pas eu des alevinages inconnus des enquêteurs”. C’est elle qui fournit la presque totalité des truites-portions des restaurants. Elle s’accommode d’une température de l’eau assez élevée, avec un optimum entre 15 et 18 degrés. Son second avantage, comme poisson d’élevage, est sa gloutonnerie. Elle accepte la nourriture artificielle comme un animal domestique et se contente de hachis de foie ou de rate, de farines de viandes, de poissons, de légumineuses. Dans un étang où elle était élevée conjointement avec la fario, elle atteignait à un an 45 gr en moyenne contre 19 gr. seulement pour les truitelles autochtones (D’Ansembourg). En pisciculture, la fécondation artificielle se fait au premier printemps, à partir de géniteurs conservés en étang. Photo : www.futura-sciences.com/fr
Provenance de l'article : www.gruyere-peche.ch
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