Le lavaret - Coregonus wartmanni. C’est le poisson réputé du lac du Bourget.
Il est manifestement semblable et peut-être identique au Blaufelchen du lac de Constance. Pourtant ce dernier me paraît nettement plus bleu, surtout à l’époque de la fraie et, au lieu de frayer au bord, il le fait en pleine eau, au-dessus des profonds.
Le lavaret du Bourget, dans les conditions où il est pêché actuellement, mesure en moyenne 36 cm.
la plupart des individus ayant entre 30 et 40 cm. Quant à sa forme et à ses proportions diverses, il se rapproche de la palée du lac de Neuchâtel, mais il en diffère par un caractère décisif : il porte un nombre considérable de branchiospines longues et serrées : 38 en moyenne sur le premier arc branchial.
Il fraie dans la deuxième moitié de décembre, en beine, le long des rives caillouteuses.
Le lavaret du lac d’Aiguebelette se maintient difficilement dans des eaux parfois polluées. Celui du lac d’Annecy n’est pas autochtone, il fut introduit vers la fin du siècle dernier sous forme de contingents de Blaufelchen.
Quant à la bézole du lac du Bourget, elle me paraît n’être rien d’autre que le lavaret quand il atteint une taille nettement supérieure à la moyenne. Quand on interroge les pêcheurs professionnels à son sujet, ils restent fort évasifs.
On connaît dans divers lacs de Suisse et d’Autriche des poissons identiques au lavaret ou très semblables, outre le Blaufelchen déjà mentionné : l’Albeli de Zurich et de Zoug, l’Albock du lac de Brienz, etc... Introduits dans les lacs de la haute Italie, ces lavarets semblent prospérer magnifiquement, ils y sont connus sous le nom de coregoni azzuri.