L’esturgeon de l’Atlantique possède 11 boucliers dorsaux (c’est le nom qu’on donne aux écailles ganoïdes de la rangée dorsale). On compte 27 à 37 boucliers latéraux et 9 à 13 boucliers le long des rangées ventrales. Le dos est brun, plus ou moins tacheté, le ventre un peu argenté.
Les plus grands individus atteindraient parfois, mais rarement, cinq mètres. Les beaux exemplaires dépassant deux mètres et quarante kilos sont toujours des femelles.
Cette belle espèce est malheureusement en voie de disparition, victime apparemment du braconnage et des barrages fluviaux. Elle subsiste encore dans l’Adour, la Gironde et la basse Garonne, où les individus reproducteurs remontent de juin à août.
Vibert évalue à 2000 kg le poids des œufs recueillis bon an mal an pour les deux fabriques de caviar du sud-ouest de la France.
Cela représente 20 tonnes de femelles. Mais on capture aussi de grandes quantités de mâles et d’ailleurs ce massacre n’est rien, paraît-il, comparé au braconnage des jeunes individus qui s’assemblent dans les estuaires avant de se rendre en mer !