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Photo : www.club.doctissimo.fr
On reconnaît une loche d’emblée à son corps allongé et aux barbillons serrés qui lui font une moustache à la gauloise ; elle a en outre la peau lisse et gluante. Les loches passent leur temps tapies sur le fond, parmi les pierres; dérangées, elles fuient d’un trait ou en zigzag pour se poser un peu plus loin.Leur genre de vie s’apparente à celui du chabot, mais par toute leur anatomie, elles sont si voisines des cyprins qu’on les rattache parfois à cette famille. Leur particularité la plus notable est leur curieuse vessie natatoire protégée par une capsule osseuse. Cette capsule est percée de cinq orifices : deux en avant par où passent deux canaux en communication avec l’oreille interne, deux latéraux par où les capsules viennent à fleur de peau, un postérieur correspondant à un minuscule lobe postérieur. Ce dispositif permet d’évidence aux loches d’enregistrer les variations de pression de l’eau. En effet, ces poissons paraissent d’une sensibilité remarquable à la pression barométrique et se tiennent à des profondeurs qui dépendent, dans une certaine mesure, des fluctuations de cette pression. On les appelle en allemand des poissons-baromètres (Wetterfische). Copyright :
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