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Photo : www.infosdelaplanete.org
L’omble chevalier - Salvellinus alpinus : Dans nos régions, l’omble est un poisson strictement lacustre bien différent de l’ombre de rivière. Dans le Nord, il peut avoir conservé un instinct migrateur et se comporter comme le saumon en se rendant à la mer. Il diffère des truites surtout par son aspect nu et lisse, impression qu’il donne à distance parce que ses écailles sont minuscules. On en compte en effet 200 environ le long de la ligne latérale. L’omble du Léman, comme celui du Bourget, est normalement blanc. A l’époque de la fraie, ces ombles argentés ont le ventre lavé de saumon et les nageoires inférieures bordées de jaune ou de rouge. Très jeunes, ceux qui sont élevés en pisciculture (à Thonon par exemple) ressemblent à s’y méprendre à des saumons de fontaine. Le petit omble du lac de Neuchâtel est jaunâtre, on l’appelle d’ailleurs dans le pays, le "jaunet" Photo : www.dfo-mpo.gc.ca Mais l’omble peut avoir une robe bien différente. Dans la plupart des lacs alpins et surtout dans ceux du nord de l’Europe, les ombles peuvent avoir le dos bronzé, presque noir, et le ventre couleur bois de rose ou rouge. Ce magnifique poisson atteint facilement plusieurs livres et jusqu’à une dizaine de kilos. Certains lacs hébergent des variétés qui semblent frappées de nanisme, mais des cas de transplantation, celui des ombles importés dans les lacs de l’Italie du nord, par exemple, prouvent que ce défaut de croissance n’est qu’une influence du milieu et que dans des conditions plus favorables ces petits ombles peuvent devenir magnifiques. L’omble est un prédateur pélagique qu’on pêche jusqu’à une notable profondeur. Il fraie en novembre-décembre, en général sur des fonds rocheux ou rocailleux appelés omblières. Dans le Léman, les omblières de Meillerie et d’Yvoire sont bien connues ; dans le lac du Bourget celles de Brizon et de Bourdeau. Il semble malheureusement que l’omble se raréfie un peu partout, victime probablement de l’évolution biologique accélérée des lacs. C’est en effet un poisson encore plus exigeant, semble-t-il, quant à la pureté des eaux que la truite elle-même. Comme il n’est jamais très abondant, son importance économique n’est pas en rapport avec l’excellence de sa chair, du moins dans nos régions, car en Scandinavie, elle est considérable. On s’est efforcé de l’introduire dans divers lacs, notamment dans ceux de l’Auvergne, le plus souvent sans grand succès.
Provenance de l'article : www.gruyere-peche.ch
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