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Coupe schématique d’un cerveau de poisson comparé à celui de l’homme. Les hémisphères cérébraux de celui-ci sont si volumineux qu’on a dessiné tout le cerveau du poisson dans la place qu’ils occuperaient C.A., cerveau de l’homme ; C :I. Cerveau intermédiaire ; C.M.Cerveau moyen ; C.P. Cerveau postérieur ou cervelet ; A.C. arrière-cerveau ou bulbe rachidien ; H. membrane qui, chez le poisson, correspond aux hémisphères cérébraux.
Schématiquement le système nerveux des poissons est identique au nôtre. Ils ont comme nous un cerveau, un cervelet, un bulbe rachidien, une moelle épinière et des nerfs qui en dépendent. Ils ont aussi un système nerveux sympathique réglant les fonctions de la vie végétative (nutrition, circulation, etc...). La parenté est évidente quand on compare des embryons, mais quelle dissemblance à l’état adulte ! On ne trouve trace chez les poissons, ni de nos hémisphères ni, par conséquent, de nos circonvolutions cérébrales. Plus exactement, ces masses nerveuses, essentielles à nos actes volontaires et à l’exercice de notre intelligence sont remplacées chez eux par une mince membrane. A la place de nos volumineux hémisphères cérébraux, les poissons présentent des masses globuleuses qui sont des centres olfactifs et visuels. C’est le cervelet chez eux qui joue le rôle de notre cerveau. Leur bulbe rachidien est relativement très développé, en partie en relation avec l’organe spécial de la ligne latérale. Les proportions des diverses parties de leur cerveau et leur importance relative sont donc très éloignées de celles du nôtre. C’est dire que les analogies entre leurs sensations et leurs réactions, d’une part, et les nôtres, d’autre part, ne doivent être que très lointaines. L’étude de la physiologie des poissons, de leurs organes des sens, de leur psychologie, confirme par d’autres exemples l’analogie de leur constitution avec la nôtre et l’existence de profondes différences. |

