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La peau est une couche de tissus protecteurs (de tégument) contre les multiples influences du milieu extérieur. Chez nous, c’est aussi un organe excréteur de sueur. Les poissons ne transpirent pas, mais leur peau sécrète un abondant mucus, enduit visqueux, "glu", qui contribue à favoriser leur glissement dans l’eau et qui constitue un préservatif, en particulier contre les infections et les parasites. Il suffit d’observer le développement de la "mousse", sur le corps des poissons affaiblis ou trop manipulés, pour s’en convaincre. On voit parfois des places attaquées par le champignon correspondre exactement à la marque des doigts qui ont saisi et serré l’animal. L’intégrité de cette enveloppe muqueuse est également essentielle à la régulation aqueuse du corps. On sait, par exemple, que l’anguille prise en eau douce supporte bien l’eau de mer, mais qu’essuyée pour enlever la couche de mucus, elle meurt rapidement par l’effet de la salure. La plupart des poissons sont couverts d’une carapace souple, formée de plaques minces imbriquées comme les tuiles d’un toit. Le plus souvent ces écailles sont lisses, ce sont des écailles cycloïdes, (figure), parfois elles sont plus ou moins couvertes d’aspérités fines qui les rendent rugueuses, ce sont alors des écailles cténoïdes, celles des perches, par exemple. L’esturgeon porte des plaques spéciales couvertes d’émail, qui ont la consistance des dents, ce sont des écailles ganoïdes. Le nombre et la disposition des écailles sont sensiblement constants dans une espèce donnée. Ces caractères sont souvent employés dans la détermination. On compte par exemple les écailles le long de la ligne médiane des flancs. Comme ces écailles sont d’habitude perforées, formant ensemble la ligne latérale, elles sont faciles à reconnaître. Pour dénombrer les rangées au-dessus et au-dessous de cette ligne, il est préférable de compter en suivant une oblique. Les écailles sont des formations de la peau, l’épiderme les recouvre. Leur intégrité est importante pour la santé du poisson. Quand elles sont accidentellement arrachées, par les mailles d’un filet en particulier, elles se reconstituent si le poisson guérit, mais on observera, dans les viviers, que ces blessures, en apparence négligeables, sont les portes d’entrée des infections. |

