Samedi, 19 Mai 2012

La vie sociale et le sommeil

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La vie sociale :

Elle est assez mal connue, sauf pour les petites espèces d’aquarium, mais on observe chez les poissons comme chez les animaux supérieurs, des rapports sociaux incontestables. Ainsi, dans un bac, les mâles d’épinoches se disputent le terrain, jusqu’à ce que l’un deux, le plus fort ou le plus agressif, s’assure la possession d’un territoire où il ne tolère pas d’intrus de sa propre espèce.

C’est le phénomène de dominance, qu’on observe aussi chez les espèces grégaires quand un individu - qui n’est pas forcément un mâle - est pour ainsi dire reconnu comme le chef. Dans les bancs de poissons, la qualité de meneur semble dépendre de la position occupée à un moment donné par un individu de la bande.

Des particularités de la vie sociale des animaux supérieurs se retrouvent chez les poissons. Ainsi, la subordination d’une espèce à une autre, la hiérarchie des groupes, par exemple en fonction de la taille - individus d’une taille différente refoulés par un banc.
Les raisons de la répartition des groupes dans le territoire disponible me paraissent mal connues, comme aussi les rapports entre espèces prédatrices et espèces proies, qui sont loin d’être la lutte sans merci qu’on imagine parfois.

Le sommeil :

Si dormir peut être défini un assoupissement, un relâchement de l’état de tension de l’organisme, il est certain que les poissons dorment. On peut les voir parfois flotter passivement ou reposer sur le fond. Les espèces qui s’enfoncent dans la vase pendant la sécheresse ou pendant la mauvaise saison, entrent dans une véritable léthargie.

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