Les organes génitaux des poissons se présentent comme des bandes de tissus au fond de la cavité abdominale, rubans blanchâtres chez le mâle, masse allongée, granuleuse, jaune ou orangée chez la femelle. Ces organes ont un développement saisonnier.
Ils passent, après la ponte, par un stade de régression puis de repos, et ne se reconstituent que peu à peu au cours de la saison. A l’approche de l’époque de la maturation, les ovaires s’accroissent au point d’occuper une partie considérable de la cavité abdominale. A la fraie, leur poids atteint parfois jusqu’au tiers du poids de l’animal.
Les salmonidés, qui ont des oeufs volumineux, sont beaucoup moins prolifiques. Une truite pond 1000 à 2000 oeufs par kilo de son poids. Ces oeufs mesurent environ cinq millimètres de diamètre. Chez les poissons de nos régions, les oeufs sont toujours évacués par la femelle et fécondés par le mâle quand ils sont déjà dans l’eau. La fécondation est donc externe.
Seules les lamproies font exception ayant une fécondation interne. Les mâles ont des testicules ou laites ; ils émettent à maturité un liquide épais, la laitance, contenant une quantité énorme de cellules fécondantes. Un chapitre spécial est consacré aux phénomènes de la fécondation et du développement embryonnaire.
