Samedi, 19 Mai 2012

Les variations de l'équilibre naturel

Imprimer

Le lac, tel que nous l’avons compris, est un milieu naturellement en équilibre, où la matière suit un cycle régulier qui, à partir de l’énergie solaire et des substances dissoutes la transforme d’abord en vie végétale et animale ensuite, pour retourner après la mort, avec l’aide des organismes de la fermentation et de la putréfaction, à l’état de substances dissoutes réutilisables. Chacun des composants en état d’équilibre avec les voisins n’est cependant pas exempt, pour des raisons diverses, de variations anormales momentanées, parmi lesquelles l’intervention de l’homme a la plus grande part, mais où les phénomènes climatiques, les épidémies, etc... doivent aussi être comptés. Ces facteurs agissant sur la nourriture vivante des poissons, ont une action indirecte, mais ils peuvent amener directement des troubles sérieux dans son développement.

Parmi les phénomènes climatiques, c’est probablement l’influence de la température qui est la plus marquée. Elle se signale parfois, au printemps, par des refroidissements brusques qui, au moment de la ponte du brochet, peuvent non seulement détruire un certain nombre d’oeufs mais amener aussi la perte de reproducteurs, femelles surtout, arrêtées dans l’exécution de cet acte si nécessaire : l’expulsion des oeufs.

Les maladies variées d’origine microbienne ou vermineuse surtout, sont très nombreuses chez les poissons. Elles peuvent, certaines années, provoquer de véritables hécatombes, comme c’est le cas assez fréquent pour les jeunes perches. La plupart des parasites pathogènes, ont un développement compliqué, qui se déroule dans le corps de plusieurs hôtes successifs. Or, chaque sujet malade, moins agile en général, est une proie toute désignée pour les prédateurs qui le guettent : poissons carnassiers et oiseaux divers, dont la destruction inconsidérée ou la disparition anormale peut donner libre cours, dans une certaine mesure, à la contagion ou la disparition des sujets sains. Diminuer anormalement le nombre des prédateurs serait une grave faute, imputable à l’homme, qui n’en est pas, d’ailleurs, à une erreur près. N’est-il pas responsable des variations anormales du niveau de certains lacs naturels qui, utilisés comme réservoirs ou comme tampons pour l’alimentation d’usines hydro-électriques, voient leur population de poissons se transformer ou diminuer, parce que les frayères peu profondes sont périodiquement asséchées, ou parce que les zones d’herbiers disparaissent peu à peu pour les mêmes raisons, entraînant avec elles la perte de la faune qui les habite ? Ne voit-on pas les amateurs de tourisme facile insister pour que les routes soient construites au plus près de l’eau libre, aux dépens des marais ou des herbiers, lieux de ponte et réserves de nourriture ? Ne voit-on pas s’installer de nombreux barrages qui s’opposent plus ou moins à la remontée des espèces migratrices intéressantes, maintenant disparues de certaines nappes d’eau ? Des pêches abusives, enfin, peuvent aussi provoquer un déséquilibre dont le pêcheur, un des premiers, est la victime.

bt_index_off

Gruyère Pêche - La Crétausa 12 - 1742 Autigny /FR - Switzerland - Tél.: +41 (0)26 477 37 49 - E-mail : info@gruyere-peche.ch