Samedi, 19 Mai 2012

Le cycle biologique dans les eaux naturelles

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Précision sur le cycle biologique dans le milieu aquatique :

L’eau d’origine météorique, déjà faiblement nutritive, augmente sa valeur biogénique en dissolvant les roches sur lesquelles elle ruisselle. Elle permet alors l’installation des phanérogames aquatiques et des algues. Ces plantes servent de nourriture aux animaux herbivores qui, eux-mêmes, permettront le développement des carnassiers. Cette multiplication des plantes et des animaux se fait donc aux dépens des éléments minéraux du substratum qui tend à s’affaiblir. C’est alors qu’interviennent les bactéries.

Plantes et animaux naissent, croissent et meurent. Les bactéries attaquent la substance organique complexe des cadavres et la simplifient par dégradations successives, jusqu’à la ramener à l’état minéral. Elles restituent donc au substratum les éléments qui lui avaient été empruntés, ainsi que le CO2 qui avait été puisé dans l’atmosphère. Ces aliments permettent à nouveau aux plantes de se développer, et le cycle recommence. Théoriquement, ce cycle pourrait donc se poursuivre indéfiniment dans une collection d’eau fermée et, pratiquement, c’est à peu près ce qui se produit. Il y a cependant des pertes : poissons capturés par les hérons, les rats ou les loutres, insectes aériens qui ont un stade larvaire aquatique et qui prélèvent la nourriture nécessaire à leur croissance avant de s’envoler, batraciens qui subissent dans l’eau leurs métamorphoses et gagnent ensuite les prairies, toutes substances prélevées sur l’étang et qui ne lui sont pas restituées.

Mais il faut considérer que les pluies apportent continuellement des sels nutritifs frais qui compensent les pertes naturelles. La situation change cependant lorsque l’homme intervient : dans les étangs de pisciculture, par exemple. La quantité de poissons prélevée chaque année dans l’étang, et qui atteint parfois trois ou quatre cents kilos à l’hectare, représente une perte en sels minéraux qui ne peut être compensée par les apports naturels. Et c’est pourquoi les pisciculteurs qui se livrent à un élevage intensif sont obligés d’épandre des engrais chaque année dans leurs étangs, sous peine de voir le rendement suivre une courbe rapidement décroissante.

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